Lima, 12h53 am, la moitié du chemin de fait, la moitié du chemin à faire. La pression dans mes oreilles est complétement désiquilibrée, tous les sons m'apparaissent feutrés, ce qui donne une étrange sensation d'irréalité à mon monde. David Lynch dans mon canal auditif.
Je suis déjà fatigué (merci Flash), j'ai le rhume, mais pourtant une petite joie, sous la forme d'un déjà vu, s'installe en moi. Sans m'en rendre compte, je me suis assied à l'endroit exact où j'attendais le même vol il y a environ 2 ans et demie de cela.
Flashback rassurant...
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Je suis maintenat à La Paz, je suis arrivé, agonique, vers les 14h30 aujourd'hui. J'aurais aimé être en forme (je n'avais pas dormis plus de 30 minutes consécutives depuis mon départ de Montréal, sans négliger le fait que je n'avais dormis que trois heures avant de partir ; de plus, mon rhume est à son peak (ce qui est tout de même positif, puisque je devrais aller mieux demain (c'est le début des parenthèses dans les parenthèses (oui, oui))) et combiné à l'altitude de l'altiplano boliviano-peruvien, je me sens vraiment dizzy(un morceau de robot à la personne qui trouve l'équivalent français exact)). J'ai donc dormis, je tente de m'hydrater le mieux possible, et je suppose que ça ira mieux demain.
Mais je disais, j'aurai aimé être davantage en forme. Ça m'a fait drôle de retrouver ces rues, cette ambiance schyzophrénique (ça s'écrit comment déjà) propre à ce gros marché public qu'est LaPaz et que je me remémord pas bribes stroboscopiques. Je me sens un peu chez moi.
Je me sens chez moi, mais ça ne m'empêchera pas de me rendre à Sucre dès aprés-demain. J'ai finalement beaucoup plus le goût de voyager que de travailler, c'est pourquoi je veux me lancer au plus vite dans mes trucs, question de me garder le plus de temps possible pour voir du continent.
Je vous réécris bientôt, dans une prose moins engourdie de fatigue et de maux de tête,
à plus,
Guillaume
P.S. Je pense que je vous aime beaucoup trop et que vous également vous m'aimez trop, je me sens un peu seul sans vous.
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4 comments:
Content de te savoir en vie. Ça fait déjà drôle de dire aux gens que tu es parti, ça le sera sûrement davantage quand j'aurai à leur dire quand tu reviens. Je dois définitivement aller me coucher, mais je veux mes morceaux de robot...
Pour "dizzy", je propose étourdi, pris de vertige, ou flabéeurgaster(TM).
Pour schizo, Freud t'a fait mettre un "y" où il ne devait pas y en avoir, mais c'est bon de savoir que tu penses à moi.
Je t'embrasse... bonne arrivée dans ton nouveau monde!
J'appuie sans retenue la motion suggérant "étourdi" pour "dizzy"...
Cuidate !
Je suis contente que tu sois parvenu à bon port. Est-ce que j'ai halluciné ou tu devais prendre un autobus ?
Prends le temps qu'il te faut pour te reposer et t'acclimater. Ça ne sert à rien de te jeter corps et âme dans la recherche si tu n'es pas en forme. Tu ne trouveras rien de bon et tu seras encore plus fatigué.
Comment est le coût de la vie ? la température ? la bouffe ? le niveau de vie de la population ? le marché du travail ? ...
Bon, j'arrête de t'embêter avec mes questions. Je veux juste être capable de t'imaginer dans ton décors.
Je t'embrasse fort, fort, fort.
Palsambleu! Je m'en veux vraiment d'avoir raté cette occasion d'empocher un morceau de robot...
Bonne réhydratation, bon sucrage et bon voyage!
g.
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