Wednesday, September 26, 2007

Nouveau départ

Il pleut (encore). J’ai mis des souliers.
J’ai fini de lire Baricco. Il m’a eu.

Salaud.

J’ai en ce moment le cœur gros comme l’Amérique, le ventre d’une veille d’exposé oral, les yeux humides. J’écris tout croche. Ce qu’il y a avec cet auteur, ce n’est pas tant son propos, son récit ou son style (trop souvent trop), mais c’est son habilité à toucher à quelque chose d’authentique. Je sais, je viens de dire un gros mot, un mot de nus pieds qui mangent des patates crues.
Quand je le lis, je me retrouve dans tous les déchirements de mon être, et j’en viens à trouver ça beau.

Salaud, je disais.


Mon bus est dans deux heures…

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Il y a une énergie particulière au terminus de La Paz. La structure composée de surprenantes arches donne une certaine impression de grandeur, mais également de légèreté à l’endroit. Une certaine joie fébrile émane du lieu ou peut-être n’est-ce que mon excitation de quitter pour cette ville que l’on dit être l’une des plus belle d’Amérique latine, et l’une des plus progressiste de Bolivie.
J’admets que je me sentais étrangement étouffé à La Paz, l’idée de quitter pour une ville qui possède environ le septième de sa population est donc un plaisir en soi. L’idée de découvrir un nouveau lieu comble également ce goût du voyage qui ne pouvait que contraster avec la stagnation flasque que je commençais à sentir ici.

Besoin de changement.
Certains votent ADQ, moi je m’en vais à Sucre.

1 comment:

(flash) said...

merci la vie pour cette belle écriture, belle comme la vie, comme toi la vie, de luzerne et de poils sous les bras.