Il semble que le contenu de ces pages captive, mais laisse de nombreux lecteurs sur leur faim, ou à tout le moins, stimule leur appétit. Ainsi de nombreuses thématiques non abordées ou tout juste effleurées sont le sujet de questions ou de demandes spéciales de votre part. Pour la noble cause du savoir partagé, de même que pour m’assurer l’intérêt renouvelé de mon lectorat, j’ai l’insigne honneur d’inaugurer aujourd’hui la chronique (qui reviendras au fil des semaines) : Blog sur demande.
Lecteur assidu, membre de la grande famille qui laisse des commentaires dans la section appropriée, Michel fût le premier (je crois) à formuler une demande spécial liée aux sujets abordés. Des nouvelles sur la situation politique, il voulait. Et bien Michel, cette chronique est pour toi.
Porté par cette idée de saisir le pouls politique et social du pays des cholas, je me suis lancé dans une lecture frénétique (au sens de des fois de temps en temps) des divers journaux du pays. El Diario, La Prensa (La Paz), El Correo del Sur (Sucre), El Mundo (Santa Cruz), tant de périodiques (en fait ce sont tous, à l’exception de El Diario des tabloïdes) pour tant de nouvelles (éditorialisées me permets-je d’ajouter). Je compte en fait sonder d’autres journaux également de manière à mieux cerner la ligne éditoriale et politique des divers groupes de presses du pays (je ne voudrais pas me ramasser à lire un journal réactionnaire de droite, pro-adéquiste, comme Le Devoir, par exemple). Ainsi, tout sauf exhaustive, je me permets une petite revue de presse cernant les éléments qui m’ont marqué dans les publications de samedi derniers.
La Prensa, que j’avais cru pouvoir placer davantage à gauche sur le spectre idéologique, publie dans sa setion La opinión de los internationalistas, prenant soin d’indiquer, et peut-être sera-ce ma rédemption, « Las opiniones vertidas en esta página no comprometen la línea editorial de La Prensa », un texte écrit par José Brechner. Brechner fût parlementaire pour l'ADN dans les années 80 et ambassadeur du pays en 1985. On se rappelle que l’ADN (rien avoir avec ce cher acide désoxyribonucléique), l’acción democrática nationalista (toujours se méfier des partis qui tiennent à justifier leurs tendances démocratiques à même leur nom… Pensons à des pays comme la RDA ou la RDC ) est un parti de droite fondé en 1979 par le dictateur Hugo Banzer et que les années 1980 marquent les beurres d’in croches (le virage) néolibérals qui asphyxie encore aujourd’hui économiquement le pays.
Voici ce que monsieur Brechner avait à dire :
(Pour des questions de temps d’écriture, je ne poserai pas les accents sur les lettres)
Samedi, 6 octobre
Morales, el presidente prefabricado
El presidente boliviano Evo Morales Viajo a Nueva York para paricipar en la Asamblea General de las Naciones Unidas, pero antes hizo escala por varias horas en Venezuela para ser aseorado por sus mentores [ça y est, le ton est lancé]. La ultima vez que estuvo en el hemiciclo extrajo una hoja de coca y dijo que no podia ser que la coca sea legal para elaborar Coca-Cola e ilegal para cualquier otra cosa. Sin duda tiene razon. La pregunta que sigue es ¿que otra cosa se elabora con la coca sino cocaina ?Si alguien propusiera la fabricacion de calquier producto que sea rentable y de consumo masivo, sacando el alcaloide de la hoja como hacer la Coca-Cola, seria de interes para todas
[…]
En esta segunda visita en EEUU, Morales se reunio nuevamente con su protector norteamericano, Jimmy Carter, quien invito tambien a Bill Clinton para unirse a las conversaciones. ¿Cuales fueron los consejos de Carter para su colega agricultor ?Son un misterio, pero seguro se ofrecio para supervisar las proximas elecciones, como hizo con Chavez. Ademas debe haberle dado su apoyo para acceder al Nobel de la paz [Depuis quand Carter est du côté des méchants ? Prenez des notes les enfants, car sortira bientôt dans la collection Un bel exemple de…, après Hitler, un bel exemple d’antisémitisme, José Bechner, un bel exemple de rhétorique démagogique].
Refiriendose al cambio climatico, Morales expreso : ‘‘abandonen el lujo, abandonen el exceso del consumo : no solo piensen en el dinero, piensen en la vida, en el futuro de la humanidad’’. Emotivas palabras que debererian ser consecuentes con su comportamiento. El campesiono burgues gasta decenas de miliones de dolares menteniendo un estilo de vida que solo los socialistas y los potentados puenden darse [?!??!?].
En una carta dirigida a los miembros de la ONU, Morales recalco que ‘‘ el mundo tiene fiebre por el cambio climatico y la enfermedad se llama modelo de desarrollo capitalista’’. Seguramente con el modelo indigenista, que no desarrollo nada en la istoria moderna, el mundo estara meyor [En tout cas…].
El presidente fue invitado por The Cooper Union, un pequeño pero pero presigioso instituto de enseñanza de artes y ciencas, para hacer una exposicion donde escupio sus mentiras. Dijo que su motivacion para dedicarse a la politica vino despues de ser testigo de la quema de campesinos por el Gobierno. Es curioso que jamas ningun otro individuo aya presenciado esos hechos. Los unicos quemados vivos, que fueron filmados y televisiados, fueron victimas de indigenas llevando a la preactica de ‘‘justicia comunitaria’’ de la que Morales es el promotor.
[…]
La culminacion de su itinerario fue el discurso en la Asamblea, donde manifesto que en Bolivia ya no hay la misma corrupcion que antes. Sera porque no contabilizaron el dinero que llega desde Venezuela – el pais mas corrupto de Sudamerica – y del que Evo Morales es el principal benificiaro. De acuerdo con Transparencia international, Bolivia figura en el puesto 105 entre 179 naciones. Venezuela se ubica en el 162.
El presidente se quejo de que los aduaneros y oficiales de seguridad revisaran a su delegacion y su equipaje. ¿Que esperaba ? La utlima vez que ingreso en Estados Unidos llevo coca, su Canciller podria estar introduciendo antrax. Lo unico rescatable de su disertacion fue su sugerencia de que la ONU se mude a otros pais. En realidad deberia disolverse por completo y podrian fomarse dos organizaciones internacionales : una que defienda la democracia y la libertad, con sede en Nueva York, y otra que aglutine a la dictaduras y teocracias, que puede establecerse en Teheran.
Por cierto momento Evo Morales se salio del gion y lanco una idea, dijo : ‘‘Hay que hablar la verdad con sinceridad’’. Los filosoficos del mundo sigen meditando sobre aquel singular axiomas.
C’est peut-être parce que j’ai lu rapidement, mais ce que je retiens, c’est que la Bolivie fait partie d’un nouvel axe du mal aux côtés du Venezuela et de l’Iran, que Evo Morales est un menteur, un baron de la drogue et un terroriste (sans tenir compte du fait qu’il vit une vie bourgeoise opulente comme seuls les socialistes peuvent le faire), et qu’il s’oppose à la démocratie et à la liberté.
Comme tout le monde, j’ai un biais vis-à-vis de la situation bolivienne et des idées et positions de Morales. Si je suis favorable en bonne partie à la présidence du MAS et à de nombreuses mesures économiques et sociales qui sont prises en Bolivie, je ne suis pas complètement vendu pour autant. Cet accord non entier est principalement issu d’un manque d’informations factuelles concrètes qui semble être particulièrement difficile à détacher des rhétoriques ultra idéologisées (de part et d’autre). Mais une chose est certaine, c’est que lorsque je lis des articles comme celui-là et que je constate la tribune qui leurs est offertes, j’enrage et je fini toujours par avoir un léger mal de cœur.
Réflexion : j’assistais au printemps passé au colloque organisé par le CERIUM intitulé, je pense : Les Amériques : nouvelles gauches, nouvelles démocraties. Et il me semble drôle (au sens de pas drôle) de constater comment là-bas, comme dans de nombreux articles de journaux ou de revues, lorsqu’on cherche à discréditer un pays ou son gouvernement on fait immédiatement le rapprochement avec le Venezuela (qui, lui, est considéré comme une dictature. On à beau ne pas aimer l’atroce niveau de populisme et l’attitude générale de Chavez, le Venezuela demeure encore aujourd’hui une démocratie selon le sens que l’on confère à ce mot)…
Je commence à fatiguer, mais je vous glisse quand même une brève missive sur la candidature de Evo Morales pour le prix Nobel de la paix. Vous noterez le haut niveau d’impartialité contenu dans l’article :
Correo del Sur, samedi, 6 octobre
[…]
La posibilidad de que Morales obtenga uno de los premios de mayor presigio en el ambito internacional genera opiniones favorables y en contra. Mientras sus opositores consideran que su postulacion es utilizada de forma politica, sus seguidores aseguran que reunelos requisito para aspira al Nobel.
Para el gerente de la Federacion de Empresarios Privados de Santa Cruz [Le plus gros et populeux département de la Bolivie, le plus riche également (hydrocarbures)], Julio Kempff, reulta un desproposito la postulacion de Morales porque ‘‘es un hombre que confronta y no une el pais’’.
El titular civico de Beni [Département de l’Est de la Bolivie, la jungle], Alberto Melgar, al ser consultado sobre el tema dijo que le parecia una incoherencia que se postule a esta distincion alguien que tiene tentas muertas durante su gestion. ‘‘El siembra odio entre el oriente y el occidente’’, segnalo. […]
Ah, oui, en plus d’être un menteur, un baron de la drogue et un terroriste, Morales est un meurtrier. J’oubliais…
Moi je trouve toujours pertinent de questionner un oligarque du pétrole quant aux événements relatifs à la vie d’un président ouvertement socialiste. C’est un peu comme utiliser comme référence pour commenter le programme de Québec Solidaire le président de l’institut économique de Montréal. Comme dirais les Zapartistes dans leur show contre l’empire : « je sais pas, mais y’a comme un pépin »
Bon, je l’admets, c’était plus anecdotique qu’autre chose, dans une prochaine chronique à saveur politique, j’aborderai davantage les thématiques brûlantes de l’actualité, comme l’assemblée constituante, la question de la capital qui déchire La Paz et Sucre de même que les procédures entourant la reprise par la justice du Enero negro, un vrai Z en devenir…
P.S. Puisqu’il semblerait que je me doive de rectifier les choses : JE NE SUIS PAS MALADE. JE SUIS EN PLEINE FORME. (ce point là est final)
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