[Les informations contenu dans cette section ne sont obtenues que de bouche à oreille, veillez donc en considérer la possible inexactitude]
M’endormant dans la crise, je me suis réveillé de l’autre côté du miroir ce matin. Jusqu’à la lumière avait changée, ma porte de chambre filtrant de peine et de misère les rayons du soleil. Du petit commerce jusqu’aux archives, tout était ouvert. De petites équipes s’afféraient ici et là à balayer les restes d’émeutes, derniers vestiges mnémoniques des événements de la longue fin de semaine. Mais que c’était-il donc passé ?
Allant me coucher dans le désir d’étranglement de ma propriétaire (quelle conversation désagréable : Evo est un fasciste sanguinaire – comme tous les indigènes d’ailleurs – dirigé par Fidel Castro via le Vénézuela, qui gouverne telle la pire des dictature, fait évader les prisonniers pour qu’ils viennent s’emparer de Sucre, et ordonne qu’on tire sur la foule estudiantine. C’est le pire des présidents que la Bolivie est connu [Sic, et sans rire], et si je ne comprends pas cela, c’est que je suis un étranger – les étrangers ne peuvent pas comprendre), dans la frustration éditoriale du Correo del Sur (si j’en ai la chance, je vous ferai une petite revue de presse), je m’attendais davantage à la guerre civile, qu’à l’armistice. Or, mes intuitions manquaient certaines données.
Exemple : suite à toute la violence, suite au saccage et à l’incendie du commissariat central de la police, le chef de la dite organisation n’en pouvant plus, ordonna l’abandon de la ville par les forces de l’ordre. Tous les policiers de Sucre quittèrent donc pour la ville voisine de Potosi. Étrange voire absurde (Dans le contexte où la norme est l’absurdité, c’est probablement davantage mes raisonnements rationaux qui sont absurdes, mais bon…) décision s’il en est une, mais qui eu pour effet de calmer la ville. Un appel au calme a été lancé, et on s’affère aujourd’hui à réparer les pots cassés urbains. Cette situation confirme donc en bonne partie cette impression que les manifestants étudiants ne cherchaient qu’à se confronter à la police. La cible ayant quittée, il ne valait plus la peine de se battre – et ma propriétaire qui défendait bec et ongle le fait que les pauvres étudiants ne faisaient que se défendre… Grrrrrrrrr.
Cet incompréhensible état de fait, pour un esprit structuré à l’image du mien, a cependant d’heureuses conséquences individuelles pour moi. Je m’en retourne aux archives, finir mes recherches, récupérer cette pile de photocopies qui m’attends. Je pourrai plus tard cette semaine m’en aller vers La Paz, l’esprit tranquille, avec ce bonheur serein de ne point être précipiter, cette joie d’avoir le temps et l’opportunité de dire adieu à tous ces gens qui auront marqué mon séjour ici. Je n’ai plus à fuir.
Je ne comprends toujours pas ce viol-coït intérompu, mais je suis bien. Les jours qui viennent sauront peut-être me fournir quelques indices, d’ici là, je vous embrasse et tente de retrouver ma routine… comme si de rien n’était.
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