Comme au loin l’alpiniste, en montagne, voit à la manière d’une injure dirigée directement contre lui la tempête s’approcher, Guillaume percevait au travers du paysage grisonnant de ses jours à venir, se dessiner l’inquiétante nébuleuse de la panique.
Appel à l’aide lancé.
La simple présence de ce nom dans sa boîte de messagerie stimulait un soulagement parapluie : Cynthia Milton. L’enthousiasme de cette femme semblait à l’épreuve de tout. Il eu su panser des plaies gangrenées, redonner espoir à Teri Shivo. Son écriture était une succession de sourires, dans l’empathie qui si trouvait, dans l’excitation gamine des sujets à explorer. Ce n’était pas tant la nature des conseils qui se trouvaient dans ce message, mais leur simple existence qui régénéra la confiance du jeune chercheur.
Son projet légèrement recentré, mais surtout réduit à la forme d’une maîtrise et non d’un doctorat, Guillaume entrevoyait les prochaines semaines de recherche avec un plaisir régénéré. S’ouvrait ici la deuxième phase de ses recherches. La période d’adaptation maintenant passée, il s’agissait de maintenir le niveau de discipline et de foncer, souffle coupé, sur les traces de l’histoire qui le mènerait de Sucre vers La Paz en un bond à rebours de deux siècles, et de retour au présent jusqu’à Buenos Aires où se déploierait en un mois de vacance la rédemption du travail accompli.
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