Connaissez vous le verbe wower ? L’art de s’émerveiller devant tout ce qui nous entoure. Depuis mon arriver ici, je ne fais que ça, wower.
Malgré tous mes bons efforts, je ne suis quand même pas à la hauteur. C’est que BsAs, elle est à la mode. Alors je pense de plus en plus à me couper les cheveux, me faire un pad, un mohawk, quelque chose, à flamber tout mon argent sur du Gucci ou du Hugo Boss. Il me faut du camouflage. Quoi que l’ostentation gringoique est ici beaucoup moins exacerbée. Pour peu, je pourrais passer pour un Argentin, ou un Italien, ce qui revient pas mal au même. Un sympathique George rencontré à Santa Cruz décrivait l’accent argentin comme le désir de parler espagnol avec un accent italien. Il faut que je m’adapte. Quoique j’ai l’impression que les Porteños ne sont pas les Argentins… Si j’ai vu Chavez ? Ah, la chave ! ben oui, elle est dans la porte…
Mais faisons tout de suite un aparté. Aparté sur demande. Le départ n’a pas été difficile comme il aurait du l’être. La tristesse, la dureté du départ fût atténuée par l’urgence de partir, par le désir si grand de foutre le camp de ce pays. Mais s’il y a tant d’amitiés de voyage – surtout entre hommes – qui se laissent sur une poignée de mains, rares, je crois, sont celles qui s’évanouissent dans la sincérité d’une étreinte prolongée. On s’est promis Matt et moi de garder le contact. Je l’espère bien…
Blocs épars :
Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? Retrouver un graffiti écrit en basque dans les toilettes de l’aéroport d’Ascuncion…
Qu’est-ce que le dépaysement ? Dégouliner de bonheur et de sueur sous les 33 degrés des rues de BsAs et de lire dans la fenêtre d’un commerce : felices fiestas. Ah, tiens, c’est vrai…
Je serais bien parti pour péter mon budget, mais, bien organisé comme je suis, je n’ai pas pris de chance… je n’ai pas fait de budget.
Je parlais, il me semble, dans mon dernier message, des plaisirs sensuels. Quels plaisirs que de manger, boire du vrai café, prendre une douche chaude avec, oui, oui, avec de la pression, boire un apéro sur une terrasse et, bien sur, regarder (juste un petit peu) les filles. Ouch, ayoye, arrêtez, il y en a trop. Oui, je sors d’un deux mois et demi passé dans les montagnes boliviennes. Le contraste et saisissant.
Je me ferai plus loquace quant aux splendeurs de cette ville dans un autre message, il semble que les mots me manquent tant je suis heureux d’être ici. À bientôt.
2 comments:
salut, petit mot de Maude, ex-buenosairienne: suggestion de café super cool...sur Honduras, coin Juan B. Justo. Metro palermo... pour faire des jeux de société et souper tranquillement (pour visuel, voir photos dans ton email).
que le vaya bien
con mucho carino,
las chicas de l'Esplanade, M & C
Il reste des révolutionnaires à Buenos Aires? Tu joins la guérilla? J'attends des nouvelles du front.
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