Wednesday, December 5, 2007

BsAs (via Santa Cruz de la Sierra)

Je regarde au loin et je ne vois rien. Où suis-je sur cette ligne d’horizon qui se défile dans l’infini de sa distance ? Qui suis-je à même cette absence de montagnes régissant mon paysage ? Je débarque dans une Bolivie que je ne connais pas du tout et qui à mon premier pas extérieur m’attaque de ses 27 degrés Celsius et du 100 % d’humidité qui l’accompagne. Et je me répète, mais où sont mes montagnes ?

Au risque de me répéter, le climat ici est vraiment tropical, trop pical en fait. J’en suis, la nuit, à la limite de l’attaque de panique tant l’humidité altère ma capacité à respirer. Il faut que je me sauve… et c’est ce que je fais.

La Bolivie étant fidèle à elle-même, elle me poursuit jusqu’à la fin. Bloqueos dans le département de Santa Cruz : bye bye trains, bye bye bus. Ce n’est pas vrai que je reste une seconde de plus dans ce pays fous. Aéroport, j’arrive.

Mes sacs se sont multipliés, ils ont pris du poids. À défaut d’avoir accru mon savoir, j’aurai accru les possibilités matérielles de voir éventuellement augmenter ce dernier. En plus des environ 4 kilos de photocopies (je n’exagère même pas), je rapporte une dizaines de livres (on parle ici de lecture). Après un réalignement stratégique de mes bagages visant à ne pas payer de pénalité d’excès de poids, après également un délai d’environ trois heures dû au mauvais temps (ils me poursuivent jusqu’aux avions…), après, finalement, une halte dans le ciel rougeoyant de pourpre et de bleu d’Ascuncion, BsAs, me voici !

Étant un peu en avance sur mes propres plans, je n’ai pas de guide de voyage, pas de réservations, aucune foutu idée de ce que représente cette entité mythique qu’est Buenos Aires, j’arrive à onze le soir, claqué de mon pas de sommeil de Santa Cruz, etc. Je m’enligne sur une première soirée dispendieuse… Après m’être fait fourrer pour le taxi – quoi que je sois tombé sur le chauffeur le plus extraordinairement cultivé et divertissant du monde. Oui, oui, du monde. Je me trouve une chambre crado (vraiment crado, il ne manquent que les insectes) au triple du prix que je payais à Sucre, mais je m’en fous. Amis, si vous saviez comme je m’en fous. Je suis à BsAs, le Paris du Sud. Un royaume des sens en comparaison de ce que j’ai pu connaître dans les deux derniers moi et demi. Et je suis en vacances, enfin (bon, j’ai un peu de travail à faire en attendant p’tite sœur, mais ce sont des pacotilles).

Je vous parle de la ville un peu plus tard. Je la découvre d’abord.

3 comments:

Unknown said...

Donc comme tu la découvres sans moi (revirement inusité des choses), il faudra nous préparer un itinéraire axé sur tout ce que tu connais de mes goûts et préférences pour quand j'arrive! Bonne découverte et à très bientôt p'tit frère!

Justine de Valicourt said...

Bienvenue en Argentine Mec!
Le pays où il fait bon vivre, où la bouffe est bonne et le vin encore plus, et où les bus sont confortables, mais aussi où ton budjet éclate à chaque jour.
Et encore, tu n'es même pas encore en Patagonie, ici c'est deux fois par jour que le budjet part en morceau...
Bonnes vacances

Anonymous said...

t'es où ?????