Wednesday, January 2, 2008

Annuel transit

(rédigé le 31 décembre 2007)

Aujourd’hui soeur est partie. Ou était-ce hier ? Le petit vide qui s’installe, la complicité qui se reporte. Ces trois dernières semaines auront été formidables. Vivantes et reposantes à la fois. Un rythme partagé sans effort, des vacances qui par définition passent trop vite, mais qui me transportent à quelques 22 jours du retour.

Aujourd’hui on change d’année, je fais le transit ici dans une Buenos Aires tellement mienne malgré la courte connaissance. Je consume mon ticket pour 2008 en compagnie d’Allemands : Golo et Ana, rencontré à Sucre, croisés de nouveau ici au détour d’une bière d’après-midi. Golo, Ana et Clara, fraîche débarquée de Munich, sœur jumelle de l’autre, la soirée saura être chouette, saura être ivre, saura faire sa synthèse malgré la distance. Pensée pour vous.

Dans deux jours j’accompagne les aryens vers Iguazu. Me noyer un peu les yeux dans le décor tropical de ce détour qui me ramène vers la Bolivie, croiser un autre pays en chemin, prolonger les vacances… Fin comptable que je suis, les finances se sont replacée d’elles-mêmes. J’avais oublié que mes prêts et bourses de janvier étaient plus élevés et qu’il me restait à obtenir un chèque lié à ma bourse de mobilité (!) Je retournerai donc moins au pays des Indiens pour sauver de l’argent, plus pour pousser un peu les recherches. Comme si je cherchais à générer l’image d’un moi discipliné.

Ici je fonds. Le mercure s’évapore des thermomètres, je laisse tomber des flaques de peau au sol, l’absence d’eau de mon corps m’entraîne dans le délire nordique qui fantasme sur votre neige. Les patinoires du Québec, en écho, crient mon nom. Hâte de retrouver la consistance qui me fera plonger de parures de cristaux en mirages floconnés.

L’année qui nous quitte et de laquelle on s’envole aura été belle. Elle me lance vers vous, avec vous, vers de plus beaux jours encore. J’ai le pied heureux sur la marche supplémentaire où je le pose, j’ai le pas sûr car je me fous de débouler. De bas en haut ou à l’inverse, l’inertie est absente de ce début d’année et ce sera à pleine vitesse que j’atterrirai dans vos bras d’ici peu. Soyez près, ouvrez-les.

Bisous à tous.

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