Saturday, January 12, 2008

Donnez-moi de l'oxygène

Comme nous l’apprenait en primeur choque le El Diario du 10 janvier – auquel je suis abonné pour les images – le stade Hernando Siles de La Paz serait situé à quelques 3280 mètres. La mesure a été prise lors du dernier entraînement de l’équipe nationale, à l’aide d’un altimètre, suisse de surcroît. Oui, oui, suisse. Non pas un altimètre chinois ou néerlandais, et ne parlez surtout pas de ces altimètres mauritaniens, suisse l’altimètre, suisse ! Ceci étant dit, à considérer cette donnée comme étant exacte, j’estimerais la localisation verticale de mon logement à environ 3750 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Où veux-je en venir avec tout cela me demandai vous ? Et bien, ayant un dix jours à passer dans les hauteurs lapaziennes, je me suis dit qu’entamer un léger plan de remise en forme ne serait pas une mauvaise idée. Il y a que ma réalité physique personnelle engendrée par ces quatre derniers mois passés loin de la maison sous-tend un bilan plutôt désastreux. Si l’absence de sport de mes deux premiers mois et demi ont généré une dramatique baisse de masse musculaire chez moi, la part argentine de mon périple a quant à elle accru l’isolation thermale de mon abdomen dans des proportions jusque là inégalées.

Ainsi, si depuis environ trois jours j’avais entrepris une modeste remise en forme musculaire, aujourd’hui, j’ai profité des bas prix boliviens pour m’acheter une paire de souliers de course (oui, oui, je sais) de manière à tenter de retrouver un semblant de cardio (en utilisant les souliers pour courir, bien sûr). Vous voyez maintenant se dessiner le lien avec l’altitude. Je n’ai jamais passé aussi près de faire une crise cardiaque, douleur à l’épaule et tout. Je m’étais dit que je serais sage pour le commencement, un petit 10, 15 minutes, pas léger. Je me demande si j’ai même couru un kilomètre, il fallu que je m’arrête trois fois. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai eu les jambes aussi molles. Enfin, je m’en souviens, mais il serait sans doute déplacé d’en parler ici… 15 minutes après avoir regagné ma chambre, mon pouls était encore au-dessus de 100 bpm. Je ne respecte pas sa décision, mais je comprends la FIFA.

Musique :

Alors que nous étions à Asunción, j’ai prêté mon ordi à Golo pour qu’il fasse de l‘ordre dans son lecteur MP3. Pour me remercier, il a laissé sur mon disque dur une quinzaine d’albums. Américains, français, british, allemand, etc., il y a des trucs que je n’aime pas, mais d’autres me plaisent bien.

Je ne vous parlerai pas de In Rainbows que vous connaissez déjà sans doute, mais en voici quelques autres :

Nouvelle Vague : groupe français qui reprend des succès new wave à la sauce bossa nova – vous saisissez les jeux de mots. Assez chouette, léger. Ça vaut la peine pour Camille qui reprend la chanson Too Drunk to Fuck des Dead Kennedys ou encore, sur le EP, Eisbaer, une chanson en allemand don bien sûr je ne comprend fichtre rien, mais qui sonne comme une pub d’antihistaminique avec deux amoureux courrant l’un vers l’autre dans un champs de fleurs plein de pollène. Très cool.

Gnarls Barkley : groupe formé par la rencontre d’un DJ new-yorkais et d’un rappeur georgien (l’État pas le pays). Heureux croisement de hip hop, de funk, de jazz, etc., avec le chanteur qui a une voix semblable à celle de Jamiroquai. Vous connaissez peut-être Crazy, mais sinon, écoutez Go-go Gadget Gospel, Gone Daddy Gone ou Just a Thought. Ça groove en maudit.

Andy Mckee : guitariste américain, du Kansas je crois. Il a un son qui peut parfois faire penser à Dave Matthews, mais ça n’a vraiment rien à voir. Juste acoustique, le gars rock en maudit.

Jan Delay : un Allemand. Petite tendance dance, mais sur l’album que j’ai c’est davantage jazz-electronica. Sa voix est particulière.

Tomte : groupe indie rock hambourgeois. Inégal. Des chansons ordinaires, mais d’autres puissantes. Il me faut peut-être plus d’écoute. C’est tout de même probablement le meilleur groupe allemand que je connaisse (!)

Kate Nash, Emily Haines and the Soft Skeleton, Emiliana Torrini : une Brit, une Canadienne et une Italo-islandaise (son père possèderait un des restos les plus populaires de Reykjavik). Un style assez similaire, piano, guitare voix. C’est réussi dans l’ensemble, mais rien de spectaculaire.

Jamie T : Un autre Brit, de Wimbledon. Il a gagné le prix de l’artiste masculin de l’année en 2007 – devançant Thome York. J’ai de la difficulté à qualifier son style un genre de rock-pop britannique avec des influences raggae, hip hop… Chose certaine, ça rock et il a vraiment une voix spéciale, genre voyu mal éduqué des docks de Liverpool.

Sinon, avez-vous déjà constaté à quel point Beni and the Jets pourrait facilement passer pour une chanson de Supertramp ?

C’est pas mal tout ce que j’avais à dire.

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